MAG GYM : Revue de la FFGYM

Classé dans : ACTU, Non classé | 0

En Avant l’histoire

Ce n’est pas un club anodin mais le plus vieux de Paris, qui mêle tradition et modernité, accessibilité pour tous et bénévolat.

Il ne faut surtout pas se tromper. bien sûr, ce n’est pas évident de s’exiler alors que s’impose la rénovation de son siège. Et les dirigeants d’En Avant de Paris en conviennent aisément. « Nous avons 1250 licenciés cette année, contre 1650 l’an dernier », résume Mecky Gagneraud, la directrice de cette institution du XIV arrondissement, provisoirement installé au gymnase Alice Milliat. Un déclin provisoire
mais nécessaire pour retrouver l’âme du club, en l’occurrence le gymnase Huyghens, classé aux monuments historiques grâce à sa verrière Eiffel… qui fuyait l’hiver dernier, et qui a besoin d’une remise aux normes.  » On est là depuis le début », rappelle la directrice, une des deux employées du club présidé par Stéphane Gaudin, et qui compte aussi vingt-six entraîneurs. Depuis 1971, c’est une salle spécialisée pour la gymnastique et le seul gymnase de Paris qui peut accueillir du public. »

Livres reliés de 1900 

Mais le lieu et le club restent indissociables d’une histoire bien plus ancienne. Après la défaite de la France face aux Prussiens en 1871, de nombreuses associations se créent à travers le pays, subventionnées par le ministère de la guerre de reconquête de la guerre, avec pour unique but de préparer des hommes disciplinés et aptes physiquement à une guerre de reconquête. C’est ainsi que naît En Avant de Paris en 1881. De nombreuses activités « modernes » y sont alors alors pratiquées : athlétisme, escrime, football, gymnastique, natation, poids et altères, tir ou sports de combats. Onze ans plus tard, le club s’installe dans le gymnase Huyghens, dont les fermes métalliques proviennent de l’exposition universelle de 1889. On s’y presse pour le sport, mais aussi pour profiter du salon de lecture, de cette incroyable bibliothèque dont le lecture, de cette incroyable bibliothèque dont le club garde plusieurs livres reliés datant de 1900.


 

En 1909, la section féminine est ouverte, multisports, mais les deux Guerres Mondiales successives vont ébranler l’association. De nombreux adhérents meurent, sont déportés ou internés. Touchée, pas coulée. En 1945, elle reprend le fil de son histoire déjà riche : Emile Scherb, Pierre Paysse, René Roger, Alphonse Anger ont tous été sacrés champions de France entre 1893 et 1945. Une année qui marque l’abandon progressif des disciplines autres que la gymnastique.

De Gienger à Stéphanie de Monaco

En 1971 sont créés les premiers Grands Prix de Paris, une compétition internationale qui avait déjà la saveur des futurs internationaux de France et qui a vu défiler les plus grands de la gym mondiale, de l’Allemand Eberhard Ginger au Chinois Tong Fei, de la Roumaine Emelia Eberle aux Soviétique MariaFilatova et Elena Moukhina.